Fini les capes, les masques, les collants moulants et autres accessoires inhibiteurs de virilité. Les héros des temps modernes ne se déguisent plus. C’est vous, c’est moi, c’est nous. Ouvrez les yeux et prenez garde, les héros sont partout.

Catherine n’a pas beaucoup de temps. Pas du tout en fait. Depuis que « feu son mari », qui n’est pas mort d’ailleurs, est sorti du tableau, Catherine court. Maison-écoles-boulot (où elle est bien sûr « exploitée par trois « gus » en guise de boss ») /boulot-écoles-Maison. Un rythme effréné, ponctué par les traditionnelles lundites aigües dont souffrent régulièrement ses deux fils, en même temps, de préférence !

Avec tout ça, Catherine n’a pas toujours le temps d’être Catherine.

Et pourtant, une fois que s’achèvent les soirées animées par l’incessant divertissement (!) que sont les enfants – surtout ceux qui « confondent les lingettes pour bébé avec les serpillères jetables au savon noir qui dégraissent le sol » ou qui, « non content de ne pas avoir de iPhone 6 (épisode 60000), menacent de faire un attentat aux traces de Kinder Bueno sur les rideaux et tapis… Entre nous il a préféré verser une bouteille d’eau glacée sur mes oreillers » –…. (Allez-y, respirez). Quand tout ça c’est fini, c’est l’heure de Catherine et au diable la liste.

Quand elle ne sauve pas le monde, quand Morphée surveille, d’un œil bienveillant, sa précieuse et turbulente progéniture, quand il n’y a plus que Catherine, la vérité peut éclater.

Et Catherine en vrai, c’est ça :

C’est Daho dans la radio, Daho qui lui « prend les tripes » à chaque fois (Catherine et Lucie seraient copines, sans aucun doute), Yann Tiersen, Jean Yves Thibaudet et Kavinsky qui font vibrer l’âme et Art of Noise « pour ne pas oublier les années 80, les meilleures ! ».

C’est Jane Austen, Eliette Abecassis, Justine Levy, et Neige de Maxence de Fermine. Chick lit (chuut !) et intellectualisme.

C’est la Grande Belleza, et Sur la route de Madison qui « me fait encore pleurer » nous dit-elle, à chaque fois qu’elle le voit.

C’est « le ciné japonais, les matières et les couleurs des fringues et les odeurs de pivoine et de jasmin ».

Le chocolat noir et Romy Schneider.

Du soleil aveuglant, des rêves qui se réalisent, des rêves que l’on contemple, des émotions à en pleurer, des rires, des vrais, des mots plus forts, résonnants, de l’art sous toutes ses formes, de l’exotisme proche et lointain, des couleurs d’été, un petit peu d’Italie. Du bonheur, des sensations à en faire jalouser toutes les bulles de Perrier.

La vérité sur Catherine, c’est celle-là. Et la vôtre, c’est quoi ?

Catherine est notre première Happy Lover qui se raconte. On lui envoie plein de bisous et d’amour, de bonheur et d’Italie.

 

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