« No rules ». Tel aurait pu être son modus operandi . Ce héros sans foi ni loi qui, à la simple force de son être, nous sauva des griffes du conformisme et du joug de majorité bien pensante.

« No rules ». Quoi et qui qu’on soit, sous le règne de Bowie, a.k.a Ziggy Stardust, on a pu se laisser aller à qui on était sans autre préoccupation que d’avoir choisi le bon eye-liner ou les paillettes les plus scintillantes. Et tout allait bien ; Starman veillait sur nous, ses Scary Monsters.

« No rules ». Ni pour le style, ni pour la fête, ni pour le sexe (surtout pas pour le sexe), ni pour l’amour.

Ce que Bowie a fait pour et à travers le style, la musique, il l’a fait aussi pour l’amour, la sexualité et… pour nos consciences. Libre et planant très au-dessus de la vénéneuse Doxa, David Bowie et ses alter egos, ont fait sauter toutes les étiquettes et ont ringardisé les identités figées.

Il n’y a pas d’hommes, pas de femmes, pas de gays, pas d’hétéros, pas de bi. Tenté lui-même de se qualifier en termes définis, il est néanmoins constamment revenu sur ses déclarations. Alors, non. Décidément, sous Bowie, il n’y a rien d’autre que des individus attirés les uns par les autres sans qu’aucune question de genre ne vienne altérer la fluidité du process. La normalité n’existe pas. L’anormalité non plus.

Ces extravagances, ces excès, ces réinventions perpétuelles, cette quête apparente et transparente, cette constante inconstance sont l’essence de cet homme qui fut Homme autant que l’on puisse l’être. Et la tornade Bowie, fascinante et envoutante, portée par un monde empreint d’onirisme et de créativité, a ouvert nos yeux sur la vie, l’amour, le sexe et sur nous-mêmes. Son audace et son mépris total et affiché de toute idéologie et idéalisme bien rangés nous a donné les armes pour que, nous aussi, on essaye, on cherche, on trouve, on change, on se trompe, on réussisse. Il nous a fait de la place pour qu’on puisse être différent, pour qu’on aille jusqu’au bout. Sans crainte.

Décidément précurseur et pionnier du libéralisme sexuel, la modernité de sa posture a transformé Bowie en figure emblématique de l’évolution et de la révolution des mœurs. Révolution d’ailleurs toujours en cours .

A travers ses amours multiples, polymorphes, intenses et fous Bowie nous a fait rêver. Rêver de liberté.

Morceaux choisis de ses « Love ‘s Affair » :

bowie et mick jagger

Bowie et Mick Jagger.. lovés dans leur canapé

bowie et debbie harry

Bowie et Debbie Harry, chanteuse du groupe Blondie, période New Wave.

Bowie et Angie

Bowie et Angie sa première femme qu’il épouse au début des années 70, avec qui il a un fils Zowie. Plutôt renommé pour ses orgies que pour quoi que ce soit d’autre, le couple divorce une décennie plus tard.

bowie et lou reed kiss

Bowie et Lou Reed

Synde Rome

Bowie et la très belle Synde Rome. Photo du film Just a Gigolo, sortit en 1978.

Bowie et Iggy pop

Bowie et Iggy

Bowie et susan-sarandon

Bowie et Susan Sarandon.. l’amour dure 3 ans

Bowie et Iman

Et après les tumultes, les tourbillons infernaux, après le rythme effréné d’une vie vécue, il y a eu Iman. Il n’y a plus qu’eu Iman.

Bowie n’était qu’un Homme. Il a cherché, il s’est cherché. Jusqu’à trouver.