Cara Delevingne, Miley Cyrus, Piper Chapman : icônes d’une génération

Et si l’on pouvait aimer n’importe qui, n’importe quand ? Et si la génération Y avait commencé à repousser les carcans dont la génération Z souhaite vraiment s’affranchir ? Dans une société où l’on vous colle des étiquettes parce que vous devez nécessairement appartenir à une catégorie identifiable, les enfants des années 1980 et 1990 font des vagues.

Cara Delevingne, 22 ans, a permis de médiatiser une tendance générationnelle : le fait de s’intéresser à une personne avant un organe sexuel, d’assumer ses désirs et de suivre son instinct. Si la it girl refuse de se justifier, elle a souvent déclaré vouloir s’amuser et profiter de la vie, que ce soit à travers ses rêves érotiques aux visages majoritairement masculins, ou avec ses partenaires, souvent féminines. Son ex petite-amie Michelle Rodriguez, 36 ans, n’en pense pas moins et a affirmé qu’elle aimait aussi bien les hommes que les femmes. Une appétence de plus en plus répandue, que la chanteuse de 22 ans Miley Cyrus revendique également. Ces icônes américaines permettent aujourd’hui de normaliser un vent de liberté qui souffle sur nos amours et bouleversent des codes un peu périmés.
Discrète mais concrète, une révolution est en marche : celle de l’avènement des choix instinctifs, faisant un pied de nez aux normes et aux horripilantes classifications. Du plaisir et de l’amour, au-dessus de toute autre considération, voilà le message des jeunes hédonistes. Ce changement de dynamique dans la conception des relations sexuelles et amoureuses est d’ailleurs de plus en plus représenté, des publicités aux séries télévisées.
Schweppes n’a pas hésité à mettre en scène la délicieuse Pénélope Cruz dans un nouveau « What did you expect », sensuelle et évocateur.

Quant à la série Orange is the new black, on ne peut douter que son succès repose en partie sur ses partis pris : une héroïne (Piper Chapman) qui hésite longuement entre son homme et son ex petite amie, des co-détenues lesbiennes qui s’assument et un transsexuel qui ne renonce pas pour autant à son rôle de père. Chacun accepte ses choix dans le but d’être fidèle à sa nature profonde mais aussi à ses désirs.
Les it girls, héros et autres personnalités médiatisées d’aujourd’hui permettent ainsi à toute une génération d’invisibles de se sentir en accord avec eux-mêmes, compris et soutenus dans l’évolution de leur vision de l’amour. Le monde n’est plus binaire, les filles peuvent aimer le bleu, les garçons adorer le rose sans que la bienséance ne dénonce une marginalité outrancière…