La danse, a souvent exprimé l’amour et mis en scène le couple. Une chorégraphie sur l’amour pour raconter, visuellement et simplement, une histoire et des sentiments universels.

L’amour, les relations conjugales, on a beau dire, c’est parfois fatiguant. Accepter le danger de la peine, prendre des risques, offrir son cœur et de son temps, c’est beau mais ça s’apprend. L’amour. On n’y comprend pas tout mais quel joli mot que celui-ci.

Alors on se documente, on écoute les récits, on en regarde et on en lit. L’amour est partout et nulle part à la fois, on le cherche et on le perd, on le trouve et on l’oublie. Lorsque deux personnes s’aiment, elles se mettent généralement en couple. Cela va-t-il durer ? Depuis combien de temps cela dure-t-il ? On remarque que les femmes sont généralement meilleures élèves que les hommes, incollables sur la durée de leur relation. Le couple est une entité complexe avec son propre langage et sa règle du jeu. À deux, la possibilité d’un avenir et d’une construction. « La vie ne vaut d’être vécue sans amour » nous chantait le grand Serge. Nous y croyons.

danse avec l'amour

Musique, littérature, peinture, cinéma. Tous s’y intéressent et tout nous intéresse (ou presque). La danse, elle aussi, a souvent exprimé l’amour et mis en scène le couple. On avait adoré le film Pina de Wim Wenders (2011) où les créations de la chorégraphe allemande Pina Bausch étaient célébrées par de jeunes danseurs, superbement filmés et en 3D. De plus en plus de publicités et de vidéos internet présentent une chorégraphie pour raconter, visuellement et simplement, une histoire et des sentiments universels. On se souvient par exemple de la pub Air France « L’Envol » (elle aussi en 2011) ou de notre arrêt cardiaque plus récent avec le clip Hozier/David LaChapelle  : « Take me to Church ».

Grâce à Fubiz, on découvrait, il y a quelques semaines, une nouvelle petite perle.

Édifice. C’est le nom de la vidéo écrite et réalisée par l’artiste britannique Rogerio Silva. La chorégraphie est de Carmine De Amicis et Harriet Waghorn qui l’interprètent. Dans le graphisme d’un décor épuré, sombre, vide, un couple danse, un couple s’aime. Les corps parlent, s’embrassent, s’emboitent et se soutiennent. Parfois la femme porte l’homme, parfois l’inverse. C’est simple et c’est sublime. C’est juste surtout. Le réalisateur signe une image soignée et nous plonge dans un univers froid et bleuté où la chaleur des corps et la vitalité de leur union nous soufflent encore d’espérer.

On attend à présent avec grande impatience le moyen-métrage du street artist français JR, Les Bosquets, présenté en avril dernier au Festival de films indépendants de Tribeca à New-York. Le film revient sur les émeutes de banlieues de 2005 d’une façon novatrice et émouvante. Parmi les archives du passé, le New York City Ballet danse sur le bitume de Clichy-Montfermeil. Au générique, du Woodkid, Pharell Williams et Hans Zimmer…

De belles émotions en perspective.