Partout, on entend plus que ça ;  Covoit’, coloc’, co-working, co-crowdfunding… Partout on lit ; « l’essor, l’explosion de l’économie de partage ». Oui, bon, d’accord… Mais comme on n’a pas envie d’utiliser des termes pompeux, chez nous, ça sera la révolution du « Coco ».

Vous avez remarqué ce qu’il se passe ? Comme il fait moins froid, comme on se sent moins seul, comme c’est plus facile ?
Et je ne parle pas du retour de l’ex, non. D’ailleurs qu’il reste où il est celui-là. On n’a plus besoin de lui. Enfin, bon… Plus tout à fait.
Parce qu’une certaine évolution est en passe de laisser la place à une vraie révolution, on la vit tous les jours, de plus en plus. C’est celle qui nous rend la vie plus douce, depuis quelques temps. Celle qui nous a fait réaliser que plein de tous-seuls-ensemble, c’est mieux qu’un tout-seul tout seul. »

Ce dont je parle, c’est cette tendance, cette inclinaison ambiante et bienvenue, à reconnaître qu’on est en fait, tous dans le même bateau.
Cette mouvance salvatrice, baptisons-là « la tendance du coco ». Et bonne nouvelle, doux HappyLovers, grâce au coco, vous aurez toujours quelqu’un sur qui compter, même en cas de fin du monde.

Moi qui croyais qu’on allait tout droit vers l’asphyxie au selfie, j’applaudis l’arrivée de ce challenger tant attendu, qui se répand comme une trainée de poudre dans les capitales et les moins capitales. Les adresses et les bons plans fleurissent de ci, de là, parce que voilà, la sauce a fini par prendre, et nous par comprendre : c’est bien au contact des autres, que l’on donne le meilleur de nous-même.

Alors on partage les espace, les compétences, les expériences, les bons plans, les coups de mains…
Et tant pis si les motivations à l’origine de cette tendance sont plus pratiques qu’autre chose. Le résultat, c’est qu’on se rapproche. Qu’on s’éloigne, doucement mais sûrement de l’ère de l’individualisme et du mojo « chacun pour sa gueule ».

Et ça, mine de rien, c’est une très bonne nouvelle. A tout un tas de niveaux.

Parce qu’on n’a pas toujours un Jules présent à l’appel pour changer une ampoule ou fixer des rideaux.
Parce qu’on n’a pas forcément de proche avec un avis d’imposition à faire pâlir Cahuzac pour nous servir de garant.
Parce qu’on n’a pas forcément choisi le combo 9h-5h/machine à café/ #Vie#BienRangée.
Parce que bosser de chez soi, quand ton lit, Netflix et Facebook semblent avoir concocté un complot élaboré pour te niaquer toute productivité, relève de l’exploit.
Parce qu’on n’a pas forcément envie de raquer 140 balles en train pour rentrer voir la famille en Lorraine le temps d’un week-end (à ce prix là, la Croatie, c’est quand même plus sympa).
Alors on embarque pour quelques heures avec de parfaits inconnus avec qui on partage juste, au départ, une destination. Et alors ? N’est-ce pas ça, la vie ?

Et elles se multiplient. Les applis et les boîtes qui ont compris qu’on était pas obligé de manger son sandwich triangle tout seul sur le bord de l’autoroute, de lâcher les trois quarts de son salaire dans un loyer exorbitant, de se mordre les doigts d’avoir préféré les arts dramatiques aux sciences économiques et sociales. Parce qu’il y en a plein comme nous. Parce qu’on n’est pas tout seul. Alors on sourit et on en profite.

Pas besoin de Jules pour ça.

Ps : Tout ça me rappelle un conte titré, «  Le pays des longues cuillères », de Jorge Bucay où, je vous la fais courte et remixée, un type arrive par hasard au pays des longues cuillères. Ce pays est composé de deux maisons : une en quasi ruine et l’autre toute belle et droite comme un i.
Il se dirige vers la première et avant même d’ouvrir la porte, il entend les habitants se lamenter, gémir, pleurer… « Oula ça craint », se dit-il. Cependant, poussé par sa curiosité d’enfant 2.0, il pousse la porte. Devant lui se déroule une scène étrange, qui aurait très bien pu être une hallu provoquée par un produit très très naturel dont on se sert parfois pour agrémenter les omelettes. Les habitants, tous assis devant un énorme buffet digne du plus ouf des food-porns, pleurent, hurlent, piquent des crises de nerfs. Burn-out général, en direct. Attachées au bout de leur bras, des cuillères, plus longues que ces derniers. Alors les frites, les pizzas, les bobuns volent dans tous les coins parce qu’ils sont incapables de porter la nourriture à leurs lèvres. Terrifié, par toute cette misère, le type tourne les talons et se dirige en courant vers la belle maison. De l’extérieur, aucun bruit. Il entre et découvre un spectacle tout aussi ahurissant. Même buffet, mêmes habitants, mêmes longues cuillères. Sauf que ceux-là ont l’air beaucoup plus détendus. Ça rie, ça bouffe, ça boit. Une vraie bonne teuf quoi. La différence ? Les cuillères des uns servent à nourrir les autres, et vice-versa. « Ah bah c’est plus chill ici», se dit le type, «Je vais rester je crois ».

#ToutEstDit

Voici une petite sélection de quelques adresses et bons plans « Happy Coco »  :

Helpy : L’appli magique grâce à laquelle vous ne serez plus jamais en manque de bras pour changer de château, ni en galère pour recoudre un ourlet ou emprunter une tondeuse.

Hubsy : Café Co-Working qui donne envie de prendre son temps. Le bureau de rêve pour les bosseurs nomades de tous horizons. C’est comme à la maison sans les dangereuses distractions. Ici, on rencontre des scénaristes, des développeurs web, des architectes, des startupeurs en tous genres, des ingénieurs… Et tout ce petit monde papote devant le buffet à volonté de gâteaux et bonbons tout droit sorti de notre enfance. Le café est préparé par des pros sur place, et il est bon. Vraiment bon.

Le café Numa : Ici, on profite des talents du voisin pour faire grandir son projet, on se voit donner l’accès à un réseau qui propulse les startups montantes et intelligentes dans la cour des grands. Véritable incubateur, le Numa c’est la base de l’esprit co-working.

Blablacar : Grand manitou du covoiturage.

Heetch : L’aide au transport entre particuliers grâce à laquelle on n’attendra plus jamais de taxis.

Insidr : Celui-là est tout nouveau. Insidr, c’est le tourisme revisité. C’est un Smartphone (équipé d’un forfait haut débit et illimité) sur lequel toutes les applis indispensables à la visite du vrai Paris sont installées. Le + c’est qu’on peu chater avec des vrais Parigos pour leur demander leurs bons plans, loin des attrape-touristes.

Nestpick : On leur pardonne le fait qu’ils ont totalement plagié l’interface d’AirbnB parce que chez eux, pas besoin de garant… tu cherches, tu trouves, tu ramènes ta valise et voilà, tu partages une coloc’ avec d’autres, qui comme toi, ne sont pas profondément insérés dans l’organisation Kafkaïen.

Vayable : Un week-end à Florence de prévu ? Sur Vayable, des gens comme vous et comme moi, des HappyLovers du monde entier proposent et mettent leur savoir faire et leurs connaissances à notre service pour être notre guide perso et nous embarquer loin des sentiers battus.